Rapport de l'ASN 2020

portée sur les centrales nucléaires d’EDF et sont stables par rapport aux années précédentes. L’organisation définie et mise en œuvre par EDF afin de respecter les exigences réglemen‑ taires en matière de surveillance des rejets et de l’environne‑ ment apparaît satisfaisante. Les résultats en matière d’hygiène et de sécurité au travail sont également satisfaisants. L’ASN relève notamment qu’aucun accident grave n’a eu lieu lors de la visite partielle du réacteur 1. Toutefois, l’ASN constate une accidentologie assez importante au cours de cet arrêt. Sur le plan de la protection des travail‑ leurs au regard de la crise sanitaire, l’ASN a constaté que le site avait mis en place, dès le mois de mars 2020, des mesures de protection adaptées qui ont évolué au fur et à mesure de l’avancée des connaissances. Centrale nucléaire de Cruas‑Meysse La centrale nucléaire de Cruas‑Meysse, mise en service entre 1984 et 1985 et exploitée par EDF dans le département de l’Ardèche sur le territoire des communes de Cruas et de Meysse, est constituée de quatre REP d’une puissance de 900MWe chacun. Les réacteurs 1 et 2 constituent l’INB 111, les réacteurs 3 et 4 constituent l’INB 112. L’ASN considère que les performances globales de la centrale nucléaire de Cruas-Meysse ont progressé et s’inscrivent globa‑ lement dans l’appréciation générale portée sur les centrales nucléaires d’EDF dans les domaines de la sûreté nucléaire, de la radioprotection et de la protection de l’environnement. L’incidence de la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid‑19 a été maîtrisée de manière satisfaisante par la centrale nucléaire et les actions prévues en matière de sûreté nucléaire ont été maintenues. En matière de sûreté nucléaire, l’ASN considère que les performances de la centrale nucléaire de Cruas-Meysse rejoignent l’appréciation générale des performances que l’ASN porte sur les centrales nucléaires d’EDF. L’ASN relève les progrès du site en matière de respect des spécifications techniques d’exploitation et de prévention des arrêts automatiques des réacteurs. Toutefois, en 2020, l’ASN a constaté des fragilités dans les domaines de l’exploitation des réacteurs par rapport aux domaines de fonctionnement autorisés. Dans le domaine de la maintenance et des travaux liés aux arrêts de réacteur, l’ASN considère que la centrale nucléaire de Cruas‑Meysse a globalement maîtrisé, dans un contexte de crise sanitaire, le programme et la qualité de réalisation des activités prévues. Dans le domaine de la radioprotection, l’ASN maintient son appréciation portée en 2019 et considère que les performances de la centrale nucléaire de Cruas‑Meysse rejoignent l’appré‑ ciation générale de l’ASN portée sur les centrales nucléaires d’EDF. Des insuffisances persistent néanmoins concernant la propreté radiologique des installations et la maîtrise du risque de contamination en période d’arrêt de réacteur. Concernant la protection de l’environnement, l’ASN considère que les performances de la centrale nucléaire de Cruas‑Meysse rejoignent également l’appréciation générale portée sur les centrales nucléaires d’EDF et s’améliorent par rapport aux années précédentes. Les actions d’amélioration mises en œuvre afin de respecter les exigences réglementaires portent leurs fruits. Enfin, la gestion des déchets a été améliorée, bien que l’ASN relève encore un manque de rigueur dans la décli‑ naison opérationnelle de la nouvelle organisation mise en place pour gérer les déchets sur les aires d’entreposage et préparer leur expédition. En matière de santé et de sécurité au travail, les résultats du site sont satisfaisants. Sur le plan de la protection des travail‑ leurs au regard de la crise sanitaire, l’ASN a constaté que le site avait mis en place, dès le mois de mars 2020, des mesures de protection adaptées, puis les a fait évoluer au fur et à mesure de l’avancée des connaissances. Les inspections de l’ASN ont montré le respect des engagements pris par le site, ce qui conduit à l’amélioration de la prévention des risques vitaux. La vigilance et les efforts doivent toutefois être maintenus pour ce qui concerne les risques liés à l’usage de produits chimiques et aux activités de levage. SITE DU TRICASTIN Le site nucléaire du Tricastin, situé dans la Drôme et le Vaucluse, constitue un vaste site industriel accueillant la plus importante concentration d’installations nucléaires et chimiques de France. Il est implanté sur la rive droite du canal de Donzère‑Mondragon (canal de dérivation du Rhône) entre Valence et Avignon. Il s’étend sur une surface de 800 hectares répartie sur trois communes, Saint‑PaulTrois‑Châteaux et Pierrelatte dans la Drôme, Bollène dans le Vaucluse. Ce site regroupe de nombreuses installations, avec une centrale nucléaire comprenant quatre réacteurs de 900MWe, des installations du « cycle du combustible nucléaire» et, enf in, une base chaude opérationnelle qui assurait des opérations de maintenance et d’entreposage. Centrale nucléaire du Tricastin La centrale nucléaire du Tricastin est constituée de quatre REP d’une puissance de 900MWe chacun : les réacteurs 1 et 2, mis en service en 1980, constituent l’INB 87, les réac‑ teurs 3 et 4, mis en service en 1981, constituent l’INB 88. L’ASN considère que les performances globales de la centrale nucléaire du Tricastin en matière de sûreté nucléaire, de radio‑ protection et de protection de l’environnement rejoignent globalement l’appréciation générale des performances que l’ASN porte sur les centrales nucléaires d’EDF. L’incidence de la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid‑19 a été maîtri‑ sée de manière satisfaisante par la centrale nucléaire, particu‑ lièrement en ce qui concerne la surveillance et l’exploitation Rapport de l’ASN sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2020 43 LE PANORAMA RÉGIONAL DE LA SÛRETÉ NUCLÉAIRE ET DE LA RADIOPROTECTION AUVERGNE-RHÔNE-ALPES

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