254 3I 1 Présentation des techniques La radiothérapie est, avec la chirurgie et la chimiothérapie, l’une des techniques majeures employées pour le traitement des tumeurs cancéreuses. Environ 200000 patients sont traités chaque année. La radiothérapie met en œuvre les rayonnements ionisants pour la destruction des cellules malignes. Les rayonnements ionisants nécessaires pour la réalisation des traitements sont, soit produits par un générateur électrique, soit émis par des radionucléides sous forme scellée. On distingue la radiothérapie externe où la source de rayonnement est placée à l’extérieur du patient, et la curiethérapie où la source est positionnée au contact direct du patient, dans ou au plus près de la zone à traiter. Le parc d’installations de radiothérapie externe comprend 429 dispositifs de traitement dont 412 accélérateurs linéaires conventionnels implantés, 1 dispositif de télécobalthérapie et 16 dispositifs dits innovants (voir points 3⏐1⏐1 et 3⏐1⏐3). Ces dispositifs sont installés dans 178 centres de radiothérapie qui ont, pour presque la moitié d’entre eux, un statut public et, pour l’autre moitié, un statut libéral. 544 radiothérapeutes sont recensés dont 44% de libéraux et 56% de salariés. 70 unités de curiethérapie sont rattachées à ces installations (Observatoire de la radiothérapie, septembre 2010). 3 LA RADIOTHÉRAPIE EXTERNE ET LA CURIETHÉRAPIE Diagramme 1: répartition du nombre d’accélérateurs linéaires en France en fonction du statut des établissements Ventilation de la zone contrôlée Le système de ventilation doit maintenir les locaux en dépression et assurer un minimum de cinq renouvellements horaires de l’air. Il doit être indépendant du système général de ventilation du bâtiment et l’extraction de l’air vicié doit s’effectuer sans risque de recyclage. Les enceintes blindées de stockage et de manipulation des produits radioactifs du laboratoire chaud doivent être raccordées sur des gaines d’évacuation indépendantes et équipées de filtres. Des travaux ont été engagés en 2010 par l’ASN pour mettre à jour les règles de conception des services de médecine nucléaire (échéance 2011). Collecte et entreposage des déchets solides et des effluents liquides radioactifs L’arrêté du 28 juillet 2008 portant homologation de la décision n° 2008-DC-0095 de l’ASN du 29 janvier 2008 fixe les règles techniques auxquelles doit satisfaire l’élimination des déchets et des effluents contaminés par les radionucléides. D’une manière générale, les services de médecine nucléaire disposent d’un local destiné à entreposer les déchets contaminés par les radionucléides en attente d’élimination. Les effluents liquides contaminés sont, quant à eux, dirigés vers un système de cuves d’entreposage avant d’être rejetés, après décroissance, dans le réseau d’assainissement.
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