Rapport annuel de l'ASN 2010

59 1 • chez l’adolescent, on observe une augmentation du nombre d’actes et de la dose efficace individuelle moyenne liée à un surcroît de radiographies des membres (environ 0,3 acte par an et par enfant) et de radiographies dentaires exo-buccales, telles que les examens panoramiques dentaires (environ 0,1acte par an et par enfant). Chez l’adulte, le nombre d’actes et la dose efficace individuelle moyenne varient avec le sexe et l’âge. Ainsi: • chez la femme, la dose efficace individuelle moyenne varie de 0,4mSv par an entre 20 et 24ans à 2,5mSv par an entre 70 et 90ans, les actes les plus fréquents étant la mammographie (0,4acte par an et par femme entre 50 et 70ans), les radiographies des membres et du thorax; • chez l’homme, la dose individuelle varie de 0,4mSv par an entre 20 et 24ans à 3mSv par an entre 70 et 90ans, l’acte le plus fréquent étant la radiographie du thorax, dont la fréquence augmente de façon régulière avec l’âge, de 0,1 à 0,7 acte par an et par homme de 20 à 80 ans. Chez la femme comme chez l’homme, les scanographies contribuent plus à la dose efficace individuelle moyenne que les actes radiologiques. Les actes scanographiques délivrant le plus de dose sont les scanners abdomino-pelviens et thoraciques. À titre d’exemple, à 50ans, les doses efficaces individuelles attribuables en moyenne aux examens radiologiques et scanographiques sont respectivement égales à 0,5 et 1mSv par an chez la femme et 0,3 et 1 mSv par an chez l’homme. Les expositions médicales aux rayonnements ionisants (scannographie, PET, radiologie interventionnelle) représentent la part la plus importante des expositions artificielles dans les pays développés. Ces pratiques sont en constante augmentation et inévitables sauf lorsque des techniques alternatives peuvent être utilisées. Une attention particulière doit être exercée pour contrôler et réduire les doses liées à l’imagerie médicale car la multiplication des examens les plus irradiants, pour une même personne, pourrait conduire à atteindre la valeur de 100mSv, au-dessus de laquelle les études épidémiologiques ont montré que la probabilité de développer un cancer radio-induit devient significative. 3I 5 La protection des espèces non-humaines Le système international de radioprotection a été construit en vue d’assurer la protection de l’homme vis-à-vis des effets des rayonnements ionisants. La prise en compte de la radioactivité dans l’environnement est ainsi évaluée par rapport à son impact sur les êtres humains et, en l’absence d’élément contraire, il est aujourd’hui considéré que les normes actuelles garantissent la protection des autres espèces. La protection de l’environnement vis-à-vis du risque radiologique doit toutefois pouvoir être garantie indépendamment des effets sur l’homme (voir CIPR 103). L’ASN est favorable à ce que l’impact des rayonnements ionisants sur les espèces non-humaines soit mieux pris en compte dans la réglementation et dans les autorisations des activités nucléaires. Toutefois les connaissances scientifiques sur les effets des rayonnements ionisants sur les espèces non-humaines sont limitées et l’ASN considère que des recherches doivent encore être menées avant de pouvoir être en mesure de proposer des dispositions spécifiques pour leur protection. CHAPITRE LES ACTIVITÉS NUCLÉAIRES: RAYONNEMENTS IONISANTS ET RISQUES POUR LA SANTÉ ET L’ENVIRONNEMENT Diagramme 10: répartition de la fréquence des actes et de la dose efficace collective par zone anatomique explorée, en scanographie, France entière – en pourcentage

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