153 CHAPITRE LES SITUATIONS D’URGENCE 5 de l’explosion en milieu urbain d’une bombe « sale ». Cet exercice a permis d’identifier les bonnes pratiques ainsi que les points à améliorer dans le système français de gestion de crise. L’ASN participe également à des exercices comportant un volet médical important comme celui réalisé en octobre 2004 au sein de l’hôpital Necker – Paris (exercice R53). Cet exercice avait été organisé par la direction générale de l’AP-HP et le SAMU de Paris avec la préfecture de police de Paris, la DGSNR et l’IRSN. Les agents de l’ASN profitent de l’expérience ainsi acquise au cours de ces nombreux exercices afin de pouvoir répondre plus efficacement lors des situations d’urgence réelles. 3I 2 Évaluer pour s’améliorer Des réunions d’évaluation sont organisées immédiatement après chaque exercice dans chaque poste de commandement de crise. L’ASN veille, avec les autres acteurs des exercices de crise, à identifier les bonnes pratiques et les axes d’amélioration mis en évidence lors de ces exercices. Ces mêmes réunions de retour d’expérience sont organisées pour exploiter les enseignements des situations réellement survenues. L’ASN rassemble par ailleurs l’ensemble des acteurs deux fois par an pour tirer le bilan des bonnes pratiques et des axes d’amélioration identifiés lors des retours d’expérience organisés à la suite des exercices. Les exercices ont pu ainsi faire évoluer et améliorer, par exemple : – les procédures et les doctrines : distribution préventive de comprimés d’iode dans un rayon de 10 km autour des centrales nucléaires pour éviter l’exposition des intervenants chargés de leur distribution, mise à l’abri en phase réflexe pour les accidents à cinétique rapide ; – les circuits décisionnels : la mise en œuvre systématique depuis 2007 d’audioconférences assure la cohérence des actions de protection des travailleurs et des populations décidées par l’exploitant et les pouvoirs publics ; – le dispositif d’alerte des populations : le déploiement par EDF, autour des centrales nucléaires, d’un système d’alerte téléphonique, appelé « SAPPRE », vient compléter le système de sirènes existant ; – les estimations de mesure de la radioactivité dans l’environnement : la circulaire du 12 octobre 2010 du ministre en charge de l’intérieur a prévu l’élaboration d’un programme directeur de mesures destiné à être annexé au PPI. Enfin, les situations réelles survenues ont démontré l’importance de la communication en situation d’urgence, en particulier pour informer suffisamment tôt le public et éviter la propagation de rumeurs qui pourraient entraîner un phénomène de panique dans la population. L’accident survenu le 12 septembre 2011 dans le four de l’installation CENTRACO sur le site de Marcoule est venu rappeler la nécessité d’informer la population avoisinante et ce même lorsqu’un PPI n’a pas été déclenché.
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