importants sur la formation du personnel et sur les mesures de radioprotection mises en œuvre. 1I 3 L’appréciation sur la radioprotection dans le nucléaire de proximité • Les applications médicales Imagerie médicale L’augmentation des doses moyennes délivrées dans le domaine de l’imagerie médicale continue de faire l’objet d’une vigilance particulière de la part l’ASN. Les inspections menées en 2011 dans le domaine de la radiologie interventionnelle révèlent globalement une faible application du principe d’optimisation aux procédures radiologiques, notamment en raison d’une présence insuffisante de radiophysiciens dans ce domaine. L’ASN pointe également des insuffisances dans la mise en place d’une dosimétrie adaptée des travailleurs, en particulier aux extrémités (mains, etc.). Les constats de l’ASN sont particulièrement marqués en ce qui concerne les applications au bloc opératoire, où la sensibilisation des professionnels de santé aux risques radiologiques est jugée insuffisante. En 2011, l’ASN a complété sa démarche d’inspection par une démarche de sensibilisation. Elle a organisé, en juin à Marseille, une première rencontre interrégionale des professionnels de santé qui a rassemblé une centaine de participants. Radiothérapie En 2011, l’ASN a noté que les centres de radiothérapie des régions PACA, Languedoc-Roussillon et Corse possédaient au moins deux radiophysiciens et n’a pas relevé de non-conformité significative par rapport aux critères réglementaires de présence du radiophysicien. Dans l’ensemble, l’ASN constate une évolution positive dans le management de la qualité, mais demeure attentive à la mobilisation des acteurs dans la durée. L’ASN reste vigilante sur les établissements dont la mobilisation est jugée insuffisante au regard des nouvelles exigences réglementaires, tels que le centre de radiothérapie du pays d’Aix, la clinique de Clémentville (GCS de cancérologie du grand Montpellier) et dans une moindre mesure l’établissement Oncodoc à Béziers ou le CHU Carémeau à Nîmes. L’ASN note que l’ensemble des centres de radiothérapie s’est doté d’un système interne de déclaration des incidents mais considère que des progrès restent cependant à réaliser concernant la déclaration effective des événements à l’ASN et la qualité des analyses menées en vue d’en tirer un retour d’expérience. Dans le prolongement de la démarche engagée ces dernières années, l’ASN a continué en 2011 à encourager les échanges et le partage d’expérience entre les centres de la région, en organisant le 13 décembre 2011 à Marseille la première rencontre interrégionale sur la sécurité en radiothérapie, qui a rassemblé une centaine de professionnels de santé venus des trois régions du Sud-Est. Médecine nucléaire L’ASN considère que la radioprotection des patients en médecine nucléaire est correctement appréhendée. La radioprotection des professionnels de santé demeure, quant à elle, un enjeu fort en médecine nucléaire et l’ASN reste vigilante sur l’application des exigences du code du travail. • Les universités et laboratoires de recherche L’ASN a constaté ces dernières années des progrès sensibles dans la gestion des sources radioactives au sein des universités de Montpellier, Perpignan, Marseille et Nice. L’ASN note toutefois que l’université d’Aix-Marseille I n’a toujours pas mis en œuvre les actions demandées en ce qui concerne la détention de radionucléides utilisés par le passé. L’ASN a poursuivi ses actions de contrôle sur l’université de Toulon, dans laquelle des sources radioactives avaient été découvertes par le personnel de la faculté. Enfin, un suivi reste de rigueur avec l’Université de Montpellier où certains déchets et sources restent encore à éliminer. • Les applications industrielles Radiographie industrielle La radiographie industrielle reste une priorité forte pour l’ASN, avec des inspections inopinées de nuit sur les chantiers reconduites en 2011. L’ASN a par ailleurs poursuivi ses actions de prévention dans un cadre complémentaire à celui de l’inspection, par la réalisation d’une journée de rencontre avec les professionnels à Martigues en novembre 2011, en lien avec l’inspection du travail notamment. Détecteurs de plomb Une opération de contrôles inopinés de vingt-six cabinets de diagnostic immobilier utilisant des détecteurs de plomb dans les peintures (dispositifs contenant une source radioactive) a été réalisée du 1er au 15 avril 2011. Des procédures pénales ont été engagées pour les utilisateurs se trouvant en défaut d’autorisation valide. • Les sites pollués, les anciennes mines d’uranium et la radioactivité naturelle renforcée L’ASN continue à s’assurer de l’identification et de la mise en sécurité des sites pollués par des matières radioactives, notamment à Bandol (Var) ou à Ganagobie (Alpes-de-HauteProvence). Une opération de tri de déchets solides a eu lieu en novembre sur le site de Ganagobie. Les analyses des produits prélevés ont été réalisées et des fûts ont été expédiés dans une installation de traitement de déchets. Le site de Bandol fait quant à lui l’objet d’une surveillance régulière ainsi que d’échanges avec la mairie de Bandol portant sur le devenir du site. L’ASN a poursuivi sa collaboration avec le ministère en charge de l’environnement sur le sujet de l’« après mines d’uranium ». Une inspection commune et une participation à la CLIS des sites de Lozère ont ainsi été réalisées en lien avec la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DREAL) Languedoc-Roussillon. 240
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