Rapport annuel de l'ASN 2011

38 chargent en radionucléides naturels du fait de la nature des couches géologiques dans lesquelles elles séjournent. La concentration en descendants de l’uranium et du thorium mais aussi en potassium 40 varie selon les ressources exploitées, compte tenu de la nature géologique du sous-sol. Pour les eaux présentant une radioactivité élevée, la dose efficace annuelle résultant d’une consommation quotidienne (2 litres/hab/jour) peut atteindre quelques dizaines ou centaines de microsieverts (μSv). Les résultats de la surveillance de la qualité radiologique des eaux distribuées au robinet exercée par les Agences régionales de santé entre 2008 et 2009 (rapport DGS/ASN/IRSN publié en 2011) ont montré que 99,83 % de la population bénéficie d’une eau dont la qualité respecte en permanence la dose totale indicative de 0,1 mSv/an fixée par la réglementation. 3I 1 I 2 L’exposition au radon La surveillance de l’exposition des personnes au radon dans les lieux ouverts au public constitue une action prioritaire de radioprotection dans les zones géographiques présentant un potentiel élevé d’exhalaison de radon du fait des caractéristiques géologiques des terrains en place. Une stratégie de réduction de ces expositions est nécessaire dans le cas où les mesures réalisées dépassent les niveaux d’actions réglementaires. L’exposition au radon dit « domestique » (radon dans les habitations) a été estimée par des campagnes de mesures qui ont donné lieu ensuite à des interprétations statistiques (voir atlas IRSN). La valeur moyenne des activités mesurées en radon a ainsi été estimée en France à 63 Bq/m3, avec environ la moitié des résultats inférieurs à 50 Bq/m3, 9 % supérieurs à 200 Bq/m3 et 2,3 % au-dessus de 400 Bq/m3. Ces mesures ont permis de classer les départements en fonction du potentiel d’exhalaison du radon des terrains (voir chapitre 3, point 2). Pour des raisons d’ordre méthodologique, les résultats de cette surveillance restent, toutefois, trop imprécis pour évaluer précisément les doses liées à l’exposition à laquelle les particuliers sont réellement soumis. Dans les lieux ouverts au public, et notamment dans les établissements d’enseignement et dans les établissements sanitaires et sociaux, des mesures de radon sont réalisées depuis 1999. Depuis août 2008, cette surveillance a été étendue aux lieux de travail situés dans les zones géographiques prioritaires. Elle devrait être étendue aux bâtiments d’habitation à partir de 2012. Le bilan des campagnes réalisées depuis 2005 par les organismes agréés par l’ASN est présenté dans le tableau 1. Les pourcentages de résultats de mesures supérieurs aux niveaux d’action (400 et 1000 Bq/m3) restent comparables d’une année sur l’autre. Depuis 2009, un nouveau cycle de dépistage (10 ans) a été entamé. 3I 1 I 3 L’exposition externe due aux rayonnements cosmiques Les rayonnements cosmiques sont de deux natures, une composante ionique et une composante neutronique. Au niveau de la mer, la composante ionique est estimée à 32 nSv par heure et la composante neutronique à 3,6 nSv par Chaîne de l’uranium 238 Campagne Nombre Établissements classés Établissements classés Établissements classés de mesures d’établissements inférieur à 400 Bq/m3 entre 400 Bq/m3 et 1000 Bq/m3 supérieur à 1000 Bq/m3 contrôlés nombre % nombre % nombre % 2005/2006 2966 2570 87 314 10 82 3 2006/2007 3000 2560 85 315 11 125 4 2007/2008 1204 952 79 174 15 78 6 2008/2009 800 659 82 94 12 47 6 2009/2010 510 409 80 78 15 23 5 2010/2011 644 520 81 92 14 32 5 Tableau 1: bilan des campagnes de mesures du radon réalisées depuis 2005

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