Rapport annuel de l'ASN 2011

CHAPITRE LES ACTIVITÉS NUCLÉAIRES: RAYONNEMENTS IONISANTS ET RISQUES POUR LA SANTÉ ET L’ENVIRONNEMENT 1 41 activités médicales et vétérinaires, qui s’est accélérée depuis 2005 avec la mise en œuvre progressive des dispositions du code du travail et des arrêtés d’application mis à jour entre 2003 et 2005, accompagnée d’actions d’information et de contrôle. La dose collective, composée de la somme des doses individuelles, est en régression (de 48 %) depuis 1996 alors que les effectifs surveillés ont progressé d’environ 44 %. La démarche d’optimisation mise en place par les exploitants nucléaires au cours des années 1990 explique cette évolution positive. Le nombre de travailleurs surveillés dont la dose annuelle a dépassé 20 mSv est également en nette diminution (voir diagramme 4). Chaque cas de dépassement doit donner lieu à une déclaration d’événement significatif, à l’ASN, par le responsable de l’activité nucléaire et fait l’objet d’une investigation particulière, en relation avec le médecin du travail. Concernant la dosimétrie des extrémités (bague et poignet), le nombre de travailleurs suivis est de 21 499 et la dose totale est de 133,2 Sv. Une dose annuelle aux extrémités supérieure à la limite réglementaire de 500 mSv a été enregistrée pour cinq travailleurs, dont quatre du secteur médical (radiologie interventionnelle) et un prestataire de logistique et de maintenance des installations nucléaires. 3I 2 I 2 L’exposition des travailleurs aux rayonnements naturels renforcés L’exposition des travailleurs aux rayonnements naturels renforcés résulte de l’ingestion de poussières de matières riches en radionucléides (phosphates, minerais métallifères) ou de l’inhalation de radon, formé par la désintégration de l’uranium (entrepôts mal ventilés, thermes) ou encore de l’exposition externe due aux dépôts dans des procédés (tartre se formant dans les tuyauteries par exemple). Le bilan des études réalisées en France depuis 2005, publié par l’ASN en janvier 2010, montre que 85 % des doses reçues par les travailleurs des industries concernées restent inférieures à 1 mSv/an. Les secteurs industriels où l’exposition des travailleurs est susceptible de dépasser 1 mSv/an sont les suivants : traitement du minerai de titane, fumisterie et recyclage de céramiques réfractaires, maintenance de pièces composées d’alliages au thorium dans l’aéronautique, traitement chimique du minerai de zircon, transformation mécanique et utilisation de zircon et traitement des terres rares. 3I 2 I 3 L’exposition des personnels navigants aux rayonnements cosmiques Les personnels navigants de compagnies aériennes ainsi que certains grands voyageurs sont exposés à des doses significatives du fait de l’altitude et de l’intensité des rayonnements cosmiques à haute altitude. Ces doses peuvent dépasser 1 mSv/an. Le système d’observation appelé SIEVERT, mis en place par la Direction générale de l’aviation civile, l’IRSN, l’Observatoire de Paris et l’Institut français pour la recherche polaire Paul-Émile Victor (www.sievert-system.com), permet d’estimer l’exposition du personnel navigant aux rayonnements cosmiques, compte tenu des vols réalisés en cours d’année. En 2010, 19 532 personnels navigants avaient leurs doses enregistrées dans SISERI. 15% des doses individuelles annuelles sont inférieures à 1 mSv, et 85 % des doses sont comprises entre 1 mSv et 5 mSv. Diagramme 4 : évolution du nombre de travailleurs surveillés dont la dose efficace annuelle est supérieure à 20 mSv, de 1996 à 2010

RkJQdWJsaXNoZXIy NjQ0NzU=