Rapport annuel de l'ASN 2011

43 1 • chez l’adolescent, on observe une augmentation du nombre d’actes et de la dose efficace individuelle moyenne liée à un surcroît de radiographies des membres (environ 0,3 acte par an et par enfant) et de radiographies dentaires exo-buccales, telles que les examens panoramiques dentaires (environ 0,1 acte par an et par enfant). Chez l’adulte, le nombre d’actes et la dose efficace individuelle moyenne varient avec le sexe et l’âge. Ainsi : • chez la femme, la dose efficace individuelle moyenne varie de 0,4 mSv par an entre 20 et 24 ans à 2,5 mSv par an entre 70 et 90 ans, les actes les plus fréquents étant la mammographie (0,4 acte par an et par femme entre 50 et 70 ans), les radiographies des membres et du thorax ; • chez l’homme, la dose individuelle varie de 0,4 mSv par an entre 20 et 24 ans à 3 mSv par an entre 70 et 90 ans, l’acte le plus fréquent étant la radiographie du thorax, dont la fréquence augmente de façon régulière avec l’âge, de 0,1 à 0,7 acte par an et par homme de 20 à 80 ans. Chez la femme comme chez l’homme, les scanographies contribuent plus à la dose efficace individuelle moyenne que les actes radiologiques. Les actes scanographiques délivrant le plus de dose sont les scanners abdomino-pelviens et thoraciques. À titre d’exemple, à 50 ans, les doses efficaces individuelles attribuables en moyenne aux examens radiologiques et scanographiques sont respectivement égales à 0,5 et 1mSv par an chez la femme et 0,3 et 1 mSv par an chez l’homme. Les expositions médicales aux rayonnements ionisants (scanographie, PET, radiologie interventionnelle) représentent la part la plus importante des expositions artificielles dans les pays développés. Ces pratiques sont en constante augmentation et inévitables sauf lorsque des techniques alternatives peuvent être utilisées. Une attention particulière doit être exercée pour contrôler et réduire les doses liées à l’imagerie médicale car la multiplication des examens les plus irradiants, pour une même personne, pourrait conduire à atteindre la valeur de dose efficace de 100mSv, au-dessus de laquelle les études épidémiologiques ont montré que la probabilité de développer un cancer radioinduit devient significative. 3I 5 La protection des espèces non-humaines Le système international de radioprotection a été construit en vue d’assurer la protection de l’homme vis-à-vis des effets des rayonnements ionisants. La prise en compte de la radioactivité dans l’environnement est ainsi évaluée par rapport à son impact sur les êtres humains et, en l’absence d’élément contraire, il est aujourd’hui considéré que les normes actuelles garantissent la protection des autres espèces. La protection de l’environnement vis-à-vis du risque radiologique doit toutefois pouvoir être garantie indépendamment des effets sur l’homme (voir CIPR 103). L’ASN est favorable à ce CHAPITRE LES ACTIVITÉS NUCLÉAIRES: RAYONNEMENTS IONISANTS ET RISQUES POUR LA SANTÉ ET L’ENVIRONNEMENT Diagramme 5 : répartition des actes et des doses associées par domaine Nombre moyen d’actes Année total par habitant Dose efficace moyenne par habitant et par an 2002 • (61,4 millions d’habitants) 73,3 millions 1,2 0,83 mSv 2007 • (63,7 millions d’habitants) 74,6 millions 1,2 1,3 mSv Tableau 4: nombre moyen d’actes d’imagerie médicale et dose efficace moyenne en France en 2002 et 2007 (source IRSN)

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