Rapport annuel de l'ASN 2011

45 1 CHAPITRE LES ACTIVITÉS NUCLÉAIRES: RAYONNEMENTS IONISANTS ET RISQUES POUR LA SANTÉ ET L’ENVIRONNEMENT Diagramme 8 : répartition de la fréquence des actes et de la dose efficace collective par zone anatomique explorée, en scanographie, France entière – en % L’ASN reste particulièrement attentive au bon fonctionnement du système de surveillance des expositions professionnelles mis en place par l’IRSN (SISERI) dans la mesure où les statistiques fournies constituent des indicateurs nationaux de premier ordre sur l’évolution de l’exposition des travailleurs et l’évaluation de l’efficacité des mesures prises par les exploitants pour l’application du principe d’optimisation. Comme les années précédentes, le bilan des doses reçues par les travailleurs en 2010, publié par l’IRSN, confirme la stabilisation à un niveau bas du nombre de travailleurs surveillés dont la dose annuelle a dépassé 20 mSv, ainsi que la stabilisation à un niveau bas de la dose collective après une diminution initiée à partir de 1996. Dès 2012, du fait d’une probable réduction de la limite réglementaire de la dose d’exposition du cristallin, une attention particulière devra être portée à la surveillance de cette exposition spécifique chez les professionnels de santé associés aux pratiques interventionnelles. Le second plan national d’actions sur les risques liés au radon, publié en novembre 2011, met l’accent sur la nécessité de développer le dépistage des expositions au radon dans l’habitat. Pour l’ASN, la publication attendue d’une réglementation nouvelle sur ce sujet doit être l’occasion d’organiser la collecte de l’ensemble des données d’exposition au radon dans un système national unique regroupant les résultats des mesures effectuées dans les lieux recevant du public, en milieu de travail et dans l’habitat. L’ASN reste également attentive aux informations produites par l’observatoire national de l’exposition des patients piloté par l’InVS et l’IRSN dont la dernière publication (avril 2010) avait confirmé, comme dans les autres pays développés, l’augmentation en France des doses délivrées aux patients dans le cadre des examens diagnostiques. Une amélioration de la précision de ce dispositif de surveillance, associant les parties prenantes, apparaît cependant nécessaire. La question de l’hypersensibilité aux rayonnements ionisants mérite toujours une attention particulière en termes de recherche appliquée, tant au niveau national qu’international, afin de pouvoir disposer rapidement d’un test de radiosensibilité pour les patients, en particulier avant une radiothérapie. Dans le domaine des faibles doses, cette question doit également continuer à être explorée du fait notamment de l’utilisation à grande échelle des essais de dépistage du cancer du sein avec la mammographie. Enfin, l’ASN s’est engagée à mettre en place dès 2012, dans un cadre pluraliste, un suivi effectif des actions engagées au plan national en réponse aux recommandations publiées en 2011 sur la question des relations entre les leucémies de l’enfant et les facteurs environnementaux. 4 PERSPECTIVES

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