170 En 2010, les médias ont interrogé l’ASN sur les questions d’actualité ou des sujets stratégiques: la sûreté quotidienne des installations nucléaires, le chantier de construction du réacteur EPR à Flamanville, l’incident de niveau 2 sur l’ATPu (Atelier de technologie du Plutonium) survenu en 2009 au site CEA de Cadarache, l’évaluation du contrôle-commande de l’EPR, la poursuite d’exploitation des centrales nucléaires, le niveau de sûreté des nouveaux réacteurs construits dans le monde. Certains de ces sujets ont donné lieu à des nombreuses sollicitations médiatiques. Dans le domaine de la radioprotection des patients, le fonctionnement des centres de radiothérapie et les recommandations de l’ASN en matière d’amélioration de la qualité de la sécurité des traitements ont suscité l’intérêt des journalistes. En 2010, l’ASN a également tenu des conférences de presse avec la participation d’autres institutions et des groupes de travail sur différents sujets: –en février, le lancement du Réseau national de mesures (RNM) de la radioactivité de l’environnement a fait l’objet d’un point presse conjoint de l’ASN et de l’IRSN, en présence des acteurs et des associations faisant partie du RNM (voir l’encadré dédié dans ce chapitre ainsi que le chapitre 5); –en juin, l’ASN a présenté avec le MEEDDM, le Plan national de gestion des matières et des déchets radioactifs (PNGMDR). Ce Plan a résulté des échanges au sein d’un groupe de travail pluraliste (producteurs de déchets, représentants politiques et administratifs, organisations responsables de la gestion des déchets radioactifs, associations…) (voir également le chapitre 16); –en juillet, l’ASN a présenté avec la contribution du Groupe de réflexion sur le tritium le Livre Blanc du Tritium faisant état des connaissances actuelles sur ce radioélément avec les recommandations formulées par les groupes de réflexion pluralistes sur le sujet. Le Livre Blanc du Tritium a été diffusé auprès des pouvoirs publics et des associations de protection de l’environnement, a fait l’objet d’une présentation aux médias et est disponible sur http://livre-blanctritium.asn.fr (voir également le chapitre 3); –en septembre, l’ASN a participé avec le MEEDDM à la présentation du rapport du Groupe d’experts permanent (GEP) du Limousin sur la gestion des anciens sites miniers d’uranium en France. L’ASN tient également des rendez-vous réguliers institutionnels avec les journalistes visant à présenter l’Autorité, son développement, ses priorités et orientations stratégiques: –en janvier de chaque année, l’ASN présente ses vœux aux journalistes de la presse nationale et internationale; –début avril, lors de la présentation à l’OPECST et devant une vingtaine de journalistes de son Rapport sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France. La présentation du rapport 2009 à l’OPECST a eu lieu le 7 avril 2010. Celle de 2010 a eu lieu le 30 mars 2011. Sur le plan local, les onze divisions territoriales présentent le rapport de l’ASN en organisant plusieurs conférences régionales (20 conférences de presse en 2010) et présentent le bilan de l’activité de chaque division et les problématiques locales. La presse exprime son intérêt pour l’appréciation par l’ASN de l’état des installations nucléaires, le bilan des contrôles dans les services de radiologie, le statut et les moyens de sanction de l’ASN. Des reportages sur le terrain ont permis Le baromètre de l’ASN En 2010, l’ASN a reconduit, en collaboration avec l’institut TNS SOFRES, le baromètre d’image et de connaissance de l’organisme lancé pour la première fois en 2005. Destiné à mesurer la connaissance de l’ASN ainsi que le niveau de satisfaction de deux échantillons de public à l’égard de ses actions d’information, ce baromètre permet à l’ASN d’adapter sa politique d’information auprès de ses différents interlocuteurs. La sixième vague de cette étude d’opinion a été réalisée en octobre et novembre 2010 auprès d’un échantillon représentatif du grand public et d’un échantillon représentant les publics averti et professionnel (composé notamment de journalistes, d’élus, de responsables associatifs, de responsables administratifs, de présidents de CLI, de professionnels de santé et d’enseignants). La progression de la connaissance de l’ASN qui avait été observée en 2007 et 2008, et qui était principalement liée au retentissement médiatique des incidents de l’été 2008 (SOCATRI), est en baisse auprès du grand public (- 3 points, 24% des personnes interrogées). L’absence d’incidents marquants a eu un impact sur l’intérêt des populations pour les questions relatives au nucléaire, et ce malgré les efforts de l’ASN en matière d’information du public : une trentaine de conférences de presse au plan national et régional, une vingtaine de communiqués de presse sur des sujets divers, une centaine de notes d’informations publiées sur www.asn.fr. L’ASN reste toutefois spontanément identifiée comme étant l’organisme d’État chargé du contrôle du nucléaire en France. En revanche, auprès du public averti, la connaissance de l’ASN est en hausse de 4 points atteignant 79% de personnes qui connaissent le nom de l’ASN. Interrogés sur le contenu des missions de l’ASN, les Français sont aussi nombreux que l’an dernier à connaître l’ASN comme l’organisme chargé du contrôle des installations et activités nucléaires en France (79%, -1 point par rapport à 2009). Ce pourcentage s’élève à 92% (-1 point) au sein du public averti qui confirme ainsi sa forte connaissance de cette mission de l’ASN. L’identification de la mission de réglementation, qui avait nettement progressé en 2008, est en légère baisse : 12 % du grand public la citent (-3 points par rapport à 2009) et 30 % du public averti (-3 points). La perception de la mission d’information, quant à elle, se maintient à un niveau équivalent à celui de l’année dernière auprès du grand public (7 %) et progresse auprès du public averti (20 %, +3 points). À NOTER EN 2010
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