Rapport annuel de l'ASN 2010

171 CHAPITRE L’INFORMATION DU PUBLIC ET LA TRANSPARENCE 6 aux médias d’appréhender les différentes étapes du travail de contrôle de l’ASN et d’informer sur les actions entreprises pour garantir la sécurité des traitements. L’ASN entretient tout au long de l’année des relations avec les médias internationaux sur des sujets relatifs à la sûreté des installations nucléaires et répond à leurs sollicitations. Enfin, les demandes de la presse professionnelle ont été en augmentation, notamment dans le domaine du contrôle des activités médicales. b) L’ASN et les médias lors des situations d’urgence La loi TSN confère une mission claire à l’ASN lors des situations d’urgence. Elle doit « informer le public de l’état de sûreté […] et des éventuels rejets dans l’environnement et de leurs risques pour la santé des personnes et pour l’environnement » (article 4). L’ASN doit en particulier être capable de répondre aux demandes des médias en cas d’événement nucléaire. Les exercices de crise qui sont organisés au rythme d’une dizaine par an intègrent, pour certains d’entre eux, une pression médiatique. Celle-ci, simulée par des journalistes, est destinée à évaluer et renforcer la réactivité de l’ASN face aux médias, ainsi que la cohérence et la qualité des messages délivrés par les différents acteurs, exploitants et pouvoirs publics, aux niveaux national et local. En 2010, le service de presse de l’ASN a traité un événement mobilisant son centre d’urgence: le 27 février, la centrale nucléaire EDF du Blayais (Gironde) a déclenché son plan d’urgence interne de manière préventive pour faire face à une éventuelle inondation, la vitesse du vent étant supérieure aux critères de déclenchement de ce plan (voir également le chapitre 5). c)La formation à la communication et aux relations avec les médias Pour diffuser une information de qualité, claire et compréhensible, sans le recours à un vocabulaire technique, l’ASN propose à l’ensemble de ses personnels des formations adaptées à leurs différentes responsabilités, dans les domaines de la communication orale et écrite et de la gestion de crise. Dans un souci de mieux répondre aux demandes des journalistes et d’avoir un discours clair, les porte-parole de l’ASN sont notamment exercés à la prise de parole en public et à la communication envers les médias. Une formation à la communication écrite (rédaction de notes d’information et de communiqués de presse) est assurée pour les inspecteurs de l’ASN. 1I 3 I 4 L’ASN et le public institutionnel L’action de l’ASN s’inscrit dans un paysage institutionnel qui comprend un grand nombre d’acteurs: élus, pouvoirs publics, Haut Comité pour la transparence et l’information sur la sécurité nucléaire (HCTISN). Afin de rendre compte de son activité et de ses missions, l’ASN organise des échanges avec ces publics institutionnels et noue des relations avec les acteurs de l’État pour être plus efficace dans l’exercice de ses missions: –en avril 2010, l’ASN a présenté son Rapport annuel sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France à l’OPECST. L’ASN a été auditionnée par le comité d’évaluation et de contrôle des politiques publiques présidé par les députés René Dosière et Christian Vanneste; –en mai, l’ASN a été entendue par le président de la Commission de l’économie, du développement durable et de l’aménagement du territoire du Sénat dans le cadre du projet de loi sur la nouvelle organisation du marché de l’électricité (Nome); –en novembre, l’ASN a été entendue par l’OPECST sur le Plan national de gestion des matières et des déchets radioactifs (PNGMDR) ; –en décembre, l’ASN a participé aux 4es rencontres parlementaires sur le nucléaire français. Au plan régional, le collège de l’ASN ou certains de ses membres a rencontré des députés et des sénateurs. Les échanges visaient notamment à l’amélioration de la transparence et du débat en matière nucléaire. En 2011, l’ASN poursuivra le développement de ses relations avec ses publics institutionnels. Les échelles de classement des incidents et accidents nucléaires et des événements en radioprotection dans le cadre de radiothérapies La nécessité d’informer le public de la gravité des événements nucléaires, notamment après l’accident de Tchernobyl (1986), est à l’origine des échelles de classement. La première échelle a été mise en place en 1987 par le CSSIN. L’ASN a joué un rôle essentiel dans la création, en 1991, de l’échelle internationale « INES » (International Nuclear Event Scale) de classement des événements nucléaires, publiée par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). En 2002, l’ASN a proposé une nouvelle échelle pour prendre en compte les événements de radioprotection (irradiation, contamination), notamment ceux touchant les travailleurs, quel que soit le lieu de l’incident. En juillet 2007, l’ASN a élaboré en concertation avec la SFRO, une échelle destinée à classer les événements de radioprotection affectant les patients dans le cadre d’une procédure de radiothérapie, qui a été publiée en 2008. En juillet 2008, l’AIEA a publié une échelle INES révisée qui permet de mieux prendre en compte les événements survenant dans le domaine des transports ou entraînant l’exposition de personnes à des sources radioactives. En septembre 2008, l’ASN a proposé au HCTISN de s’associer aux travaux qu’elle a engagés depuis 2007 en vue de mettre en place un indice de mesure de la radioactivité dans l’environnement. COMPRENDRE

RkJQdWJsaXNoZXIy NjQ0NzU=