Rapport annuel de l'ASN 2010

En 2010, l’ASN a mené 270 inspections en Rhône-Alpes et Auvergne. Parmi ces inspections, 89 ont été menées dans les quatre centrales nucléaires dont 24 inspections du travail. 101 inspections ont été réalisées dans le domaine du nucléaire de proximité, 70 inspections ont concerné les autres installations nucléaires contrôlées par la division tandis que 10 inspections ont porté sur le transport de matières radioactives. Au cours de l’année 2010, 26 événements significatifs pour la sûreté classés au niveau 1 sur l’échelle INES ont été déclarés par les exploitants des installations nucléaires de la région RhôneAlpes. Dans le domaine du nucléaire de proximité dans les régions Rhône-Alpes et Auvergne, 23 événements significatifs de niveau 1 sur l’échelle ASN-SFRO ont été déclarés dans le domaine médical, ainsi que 2 événements, l’un de niveau 2 et l’autre de niveau 1 sur l’échelle INES, liés à des activités industrielles. L’événement de niveau 2 est survenu sur le site de Feursmétal (42). 1 Appréciation par domaine 1I 1 L’appréciation sur la sûreté des installations nucléaires de base Les centrales nucléaires de production d’électricité La centrale nucléaire du Bugey En matière de sûreté nucléaire, la centrale nucléaire du Bugey se distingue positivement par rapport à l’appréciation globale que l’ASN porte sur EDF, en raison notamment de la qualité de la filière indépendante de sûreté. En 2010, la qualité d’exploitation a cependant montré des signes de faiblesse concernant le lignage, les consignations et le respect des spécifications techniques d’exploitation. L’année 2010 a été marquée par le changement des générateurs de vapeur des réacteurs 2 et 3. L’ASN note qu’à cette occasion les conditions de sécurité au travail se sont dégradées. De février à novembre 2010, le réacteur 2 a fait l’objet d’une troisième visite décennale après trente années de fonctionnement. L’épreuve de requalification de la chaudière a été réalisée en août 2010. Le 25 octobre 2010, l’ASN a donné son accord au redémarrage du réacteur 2 pour un cycle et prendra position en 2011 sur sa poursuite d’exploitation. En matière de radioprotection, des écarts ont été relevés mais l’ASN note une légère amélioration. Enfin, en matière de protection de l’environnement, l’ASN relève l’implication grandissante de la direction du site ainsi que des différentes équipes sur le terrain. Le réacteur 1 en démantèlement de la centrale nucléaire du Bugey L’année 2010 aura vu l’aboutissement d’opérations de préparation et d’aménagement du projet de déconstruction du réacteur 1 tels que l’aménagement des aires de transit des déchets, la création de magasins chauds et froids ainsi que la mise à niveau des chaînes de mesures d’activité à la cheminée de rejet. L’ASN a approuvé le référentiel autorisant le démarrage des premières opérations de découpes de circuits contaminants en octobre 2010 permettant ainsi à EDF d’entamer la première phase du démantèlement, en dehors du caisson réacteur. La division de Lyon contrôle la sûreté nucléaire et la radioprotection dans les douze départements des régions Rhône-Alpes et Auvergne. Au 31 décembre 2010, les effectifs de la division de Lyon s’élèvent à trente-sept agents: un chef de division, trois adjoints, dix-sept inspecteurs de la sûreté nucléaire, neuf inspecteurs de la radioprotection et sept agents administratifs, placés sous l’autorité d’un délégué territorial. Le parc d’activités et d’installations à contrôler en Rhône-Alpes et en Auvergne comporte : – les centrales nucléaires du Bugey (4 réacteurs de 900 MWe), de Saint-Alban (2 réacteurs de 1300 MWe), de Cruas-Meysse (4 réacteurs de 900 MWe) et du Tricastin (4 réacteurs de 900 MWe); – les usines de fabrication de combustibles nucléaires de FBFC à Romans-sur-Isère; –les usines du cycle du combustible nucléaire situées sur la plate-forme industrielle du Tricastin; – le réacteur à haut flux de l’Institut Laüe Langevin à Grenoble; – le réacteur 1 en démantèlement de la centrale nucléaire du Bugey; – le réacteur SUPERPHÉNIX en démantèlement à Creys-Malville, ainsi que ses installations annexes; – l’irradiateur IONISOS à Dagneux; – l’usine de fabrication de combustibles nucléaires et l’atelier de pastillage SICN à Veurey-Voroize, en démantèlement; – les réacteurs et usines du CEA à Grenoble, en démantèlement; – le nucléaire de proximité comprenant environ 4500 dentistes, 500 radiologues, 700 vétérinaires, 100 scanners, 22 services de radiothérapie (dont 6 pratiquent la curiethérapie), 23 services de médecine nucléaire, 20 appareils de gammagraphie, 190 générateurs électriques de rayons X, 30 utilisateurs de sources non scellées, 200 utilisateurs de détecteurs de plomb et 20 utilisateurs de gammadensimètre. 6 L’ÉTAT DE LA SÛRETÉ NUCLÉAIRE ET DE LA RADIO - PROTECTION DANS LES RÉGIONS RHÔNE-ALPES ET AUVERGNE CONTRÔLÉES PAR LA DIVISION DE LYON CHAPITRE LE PANORAMA RÉGIONAL DE LA SÛRETÉ NUCLÉAIRE ET DE LA RADIOPROTECTION 8 227

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