Rapport annuel de l'ASN 2010

L’installation de conditionnement et d’entreposage de déchets activés (ICEDA) du Bugey L’installation ICEDA a été autorisée par décret du 23 avril 2010. L’ASN a mené deux inspections sur le chantier de génie civil afin de vérifier la qualité de la réalisation des premiers ouvrages, notamment le forage et le bétonnage des 292 inclusions rigides renforçant le sol. L’ASN estime qu’EDF gère rigoureusement le chantier de construction, tant du point de vue de l’organisation documentaire que de la gestion des aléas. La centrale nucléaire de Saint-Alban La centrale nucléaire de Saint-Alban reste en retrait par rapport à l’appréciation globale que l’ASN porte sur EDF. En 2010, les faiblesses structurelles déjà diagnostiquées en 2009 ont à nouveau été observées, notamment lors de l’arrêt pour rechargement du réacteur 2. Le site met en œuvre depuis mi-2009 un plan destiné à améliorer la rigueur d’exploitation. L’ASN note une légère inflexion positive dans la manière dont les exigences en matière de sûreté sont affirmées, notamment par la filière indépendante de sûreté. En matière de radioprotection et de protection de l’environnement, les résultats du site restent fragiles, ces sujets n’étant pas pris en compte avec suffisamment de rigueur. L’ASN note qu’en matière de suivi des équipements sous pression, les marges de progrès sont importantes. En outre, de manière générale, l’ASN attend du site de SaintAlban en 2011 des progrès en matière de réactivité et de communication vis-à-vis de l’ASN. Enfin, en 2010, le site a fait l’objet d’une mission internationale d’audit pilotée par l’AIEA. Les conclusions de cette mission rejoignent l’appréciation que l’ASN porte sur ce site depuis 2009. La centrale nucléaire de Cruas-Meysse En matière de sûreté nucléaire, la centrale nucléaire de CruasMeysse rejoint l’appréciation générale que l’ASN porte sur EDF. Les efforts réalisés depuis 2008 pour améliorer la rigueur dans les opérations de conduite devront être poursuivis. En matière de radioprotection, le site a présenté en 2010 des résultats contrastés. Si les résultats dans le domaine des contrôles gammagraphiques s’avèrent satisfaisants, le contrôle des accès dans les zones radiologiques classées orange doit être amélioré. Enfin, en matière d’environnement, l’ASN a constaté en 2010 une fragilité dans la prise en compte des enjeux environnementaux de nouvelles installations. La centrale nucléaire du Tricastin À la suite de la troisième visite décennale du réacteur 1 qui s’est déroulée de mai à août 2009 et après analyse du rapport de conclusion du réexamen de sûreté présenté par EDF, l’ASN a considéré, le 4 novembre 2010, que ce réacteur est apte à être exploité pour une durée de dix années supplémentaires après sa troisième visite décennale. En matière de sûreté nucléaire, l’ASN considère que la centrale nucléaire du Tricastin se distingue de manière positive par rapport à l’appréciation globale que l’ASN porte sur EDF. L’ASN constate en particulier que le site s’attache à inscrire la sûreté dans une boucle d’amélioration continue. En matière de radioprotection et particulièrement lors des arrêts de réacteur, l’ASN note une amélioration sensible des conditions de propreté radiologique. L’ASN considère néanmoins que la sécurité au travail s’est fortement détériorée en 2010, le site ayant connu trois accidents graves, sans réelle prise de conscience des agents et de la hiérarchie pour corriger les écarts constatés. Les installations nucléaires de recherche ou en démantèlement, les usines et ateliers nucléaires Les usines de fabrication de combustibles nucléaires de FBFC à Romans-sur-Isère L’ASN considère comme satisfaisant le niveau de sûreté des installations de FBFC. Le programme de renouvellement de l’outil industriel de l’unité de fabrication de combustibles nucléaires touche à sa fin et les lignes de production rénovées fonctionnent correctement. Le site a néanmoins montré des lacunes concernant la gestion des contrôles et essais périodiques. Enfin, les travaux de nettoyage et de mise à niveau sur les réseaux d’effluents avancent convenablement et devraient s’achever en 2011. Le réacteur à haut flux de l’Institut Laue-Langevin (ILL) à Grenoble L’ASN considère que la sûreté de l’ILL est assurée de façon satisfaisante. En 2010, les travaux de renforcement du pont de manutention du bâtiment réacteur ont été achevés pour garantir sa résistance à un séisme de type « séisme majoré de sécurité ». L’ILL a également mis en œuvre en 2010 un dispositif tampon sur le système des rejets gazeux. Enfin, dans le contexte de dénucléarisation du centre CEA de Grenoble, la gestion des rejets et la surveillance environnementale du site, anciennement assurées par le CEA, sont dorénavant confiées à l’ILL. 228 Inspection de la salle de commande lors de la visite décennale de la centrale nucléaire du Tricastin – Mai 2009

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