de sûreté spécifiques ont été demandées pour le site au titre du retour d’expérience de l’accident de Fukushima, plusieurs autres études ont pris du retard en cette année 2011. L’ASN veille cependant à ce que les études nécessaires au réexamen de sûreté de l’usine UP3-A, qui est en cours, soient fournies dans les délais. L’ASN note que les déclarations des événements significatifs se sont déroulées en 2011 de manière satisfaisante ; leur nombre est en baisse pour le domaine de la sûreté, en particulier dans le domaine des contrôles et essais périodiques, et il est stable pour le domaine de l’environnement. En ce qui concerne les opérations de reprise des déchets anciens, l’ASN a réalisé une inspection de revue sur ce thème qui a permis de relever la bonne organisation générale de la conduite des projets qui sont majoritairement en phase d’études. Si l’ASN a pu constater l’avancée concrète des études des projets, l’ASN note cependant que le bilan physique de la reprise des déchets anciens pour 2011 reste très limité puisque la vitrification des produits de fission de type UMo n’a pas démarré et que le traitement chimique des fûts reconditionnés au bâtiment 119 a été quasi nul en 2011. L’ASN considère que ces projets de reprise de déchets anciens, dont certains représentent des enjeux de sûreté importants, doivent être prioritaires pour l’exploitant qui doit respecter les calendriers qu’il s’est engagé à suivre ou que l’ASN lui a prescrit. Centrale nucléaire de Flamanville Le site de Flamanville reste en 2011 engagé dans un programme destiné à améliorer ses performances en matière de sûreté. L’ASN considère que le site s’est stabilisé dans ce domaine et que ses performances rejoignent globalement l’appréciation générale des performances que l’ASN porte sur EDF. Les faiblesses du site, qui sont bien identifiées par l’ASN, relèvent de problèmes organisationnels, d’un déficit de maintenance et d’une insuffisance de la culture de sûreté. Les investissements réalisés sur les installations notamment dans le cadre d’un plan d’actions spécifique mis en place depuis mi-2010 conduisent à nettement améliorer leur état. En outre, l’ASN note favorablement qu’une démarche de résorption de l’important passif de maintenance est en cours. Lors des arrêts pour simple rechargement de chaque réacteur, l’ASN a constaté un manque de réactivité et d’anticipation sur plusieurs dossiers techniques. Centrale nucléaire de Paluel L’année 2011 a été marquée à Paluel par des événements significatifs qui mettent en évidence un recul de la rigueur des opérations d’exploitation et de maintenance. Ces événements témoignent également de faiblesses en matière de surveillance des activités et de culture de sûreté des agents et une insuffisance de la préparation des interventions notamment lors des phases transitoires d’arrêt et de redémarrage. La centrale a en revanche progressé dans le domaine de la radioprotection des travailleurs. La gestion des situations d’urgence est satisfaisante ainsi que l’a montré l’exercice national de crise du 29 septembre 2011. L’ASN estime que le site s’est amélioré dans la gestion de ses rejets non radioactifs dans l’environnement malgré la persistance de rejets gazeux non radioactifs de certains groupes de refroidissement. Centrale nucléaire de Penly Le contrôle exercé en 2011 sur la centrale nucléaire de Penly n’a pas fait apparaître de difficulté particulière et le site se distingue de manière positive par rapport à l’appréciation générale que l’ASN porte sur EDF. L’ASN a noté, en particulier, les progrès réalisés par le site en ce qui concerne le suivi et la surveillance des équipements sous pression. Le réacteur 1 a été arrêté au dernier trimestre, pour subir sa seconde visite décennale avec de nombreuses interventions de maintenance dont notamment la requalification complète du circuit primaire principal, l’épreuve d’étanchéité de l’enceinte de confinement constituée par le bâtiment réacteur et la révision partielle des tambours filtrants l’eau de mer de refroidissement. Chantier de construction du réacteur EPR Flamanville 3 Après délivrance du décret d’autorisation de création (DAC) et du permis de construire, les travaux de construction du réacteur de Flamanville 3 ont débuté au mois de septembre 2007. Les premiers travaux de coulage du béton pour les bâtiments de l’îlot nucléaire ont eu lieu en décembre 2007. Depuis, les travaux de génie civil se poursuivent. La mise en place des premiers composants (réservoirs, tuyauteries, câbles et armoires électriques…) a débuté en 2010 et s’est poursuivie au cours de l’année 2011. En 2011, l’ASN a mené vingt-cinq inspections sur le chantier de Flamanville 3. Les principaux thèmes inspectés sur le chantier portaient sur le génie civil des bâtiments et des structures, les montages mécaniques ou électriques des systèmes et des composants, la radioprotection des travailleurs, la protection de l’environnement, l’impact des activités du chantier sur les réacteurs 1 et 2, et la surveillance des prestataires. L’ASN a également mené des inspections portant sur le transfert des installations vers le futur exploitant. Lors des inspections réalisées sur le chantier en 2011, l’ASN a accordé une vigilance particulière au caractère suffisant des actions de formation et de sensibilisation à la culture de sûreté faites aux intervenants et au maintien de cette culture dans le temps. De manière globale, l’ASN considère que l’organisation mise en place par EDF est satisfaisante dans les domaines inspectés. Concernant le génie civil, l’ASN a noté une amélioration globale de la qualité des interventions mais également des difficultés techniques sur des activités complexes qui ont nécessité la mise en œuvre de plans d’actions spécifiques à la demande de l’ASN. L’ASN veille au suivi dans la durée de ces actions afin d’assurer une qualité de construction satisfaisante pour le réacteur de Flamanville 3. Pour ce qui concerne les activités qui se sont fortement développées à partir de 2010, telles que les montages mécaniques ou électriques, l’ASN veille au maintien de leur rigueur dans la durée. Au vu des délais annoncés par EDF pour la mise en service du réacteur, l’ASN veille également au maintien de la conservation des équipements. L’ASN considère que les performances en matière de protection de l’environnement sur le chantier de Flamanville 3 sont 216
RkJQdWJsaXNoZXIy NjQ0NzU=