Rapport annuel de l'ASN 2011

n’a pas conduit à l’interruption d’activité de service de radiothérapie par manque d’effectif. Toutefois, les effectifs en radiophysiciens restent limités dans certains centres et des situations fragiles peuvent apparaître en cas de changement ou de départ de personnels. Radiologie interventionnelle L’ASN estime que les pratiques de radioprotection des patients peuvent être optimisées dans le domaine de la radiologie interventionnelle. Si les équipes médicales sont généralement formées, de grandes disparités entre les établissements ont été observées. Les bonnes pratiques sont globalement connues et appliquées, mais l’optimisation des doses délivrées n’est réalisée que dans quelques cas. L’affectation de radiophysicien à cette activité est encore trop rare. En outre, en 2011, l’ASN a réalisé une enquête auprès de 266 établissements susceptibles d’avoir recours à la radiologie interventionnelle en Rhône-Alpes et Auvergne. Sur les 120 établissements ayant indiqué pratiquer des actes de radiologie interventionnelle, 86 réalisent des actes en bloc opératoire. La division de Lyon présentera en 2012 les conclusions de son enquête aux professionnels concernés afin d’améliorer la protection des travailleurs. Cabinets dentaires En 2011, l’ASN a réalisé une campagne d’inspections ciblée dans les cabinets dentaires des régions Rhône-Alpes et Auvergne. L’ASN estime que même si les enjeux de radioprotection sont limités pour ce type d’installation, les pratiques de radioprotection des travailleurs et des patients peuvent être notablement améliorées. 1I 3 L’appréciation sur la radioprotection dans le secteur de la radiologie industrielle Dans le secteur de la radiologie industrielle en régions RhôneAlpes et Auvergne, l’ASN considère que la radioprotection est prise en compte de manière assez satisfaisante. Les inspections menées en 2011 n’ont en effet pas mis en évidence de nonconformités réglementaires notables, même si des améliorations concernant la radioprotection des travailleurs peuvent encore être apportées. En outre, à la suite de la signature d’une charte de bonnes pratiques en radiologie industrielle en 2010, l’ASN poursuit son travail de sensibilisation destiné à améliorer la radioprotection des travailleurs dans le secteur de la gammagraphie par l’animation d’un réseau de professionnels présents en régions RhôneAlpes et Auvergne, au sein duquel sont diffusées les bonnes pratiques. 1I 4 L’appréciation sur le transport de substances radioactives En 2011, l’ASN a réalisé neuf inspections relatives au transport de substances radioactives en Rhône-Alpes et Auvergne. Ces inspections ont concerné les transports effectués par les installations nucléaires, les services de médecine nucléaire et les sociétés de contrôle technique (gammagraphie, gammadensimètre). Elles n’ont pas mis en évidence de situation préoccupante. Des progrès peuvent cependant encore être réalisés sur les transports de colis « non soumis à agrément » utilisés pour transporter les substances radioactives les moins dangereuses et qui représentent la plus grande partie des transports de substances radioactives en France. 8 CHAPITRE LE PANORAMA RÉGIONAL DE LA SÛRETÉ NUCLÉAIRE ET DE LA RADIOPROTECTION 235 Vue du site de Saint-Priest en 2011

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