Rapport annuel de l'ASN 2010

222 Des progrès ont notamment été observés lors de l’utilisation des gammagraphes sur chantiers extérieurs. Toutefois, les conditions de travail et de réalisation de contrôles radiographiques réguliers (chantiers extérieurs quasi permanents) par des entreprises sous-traitantes restent perfectibles. L’ASN constate avec satisfaction un recours de plus en plus important sur les chantiers à l’utilisation de générateurs électriques de rayons X en lieu et place des sources traditionnelles de haute activité. Cette solution alternative semble privilégiée par les industriels du contrôle non destructif par rapport à l’utilisation de radionucléides de plus faible énergie (Sélénium). 1I 3 L’appréciation sur la sûreté nucléaire et la radioprotection du transport de substances radioactives En matière de transport de produits radiopharmaceutiques, l’ASN note une amélioration des conditions de réalisation, et une rigueur accrue en matière de gestion de la documentation réglementaire et de vérification des équipements de sécurité, même si la sécurisation de l’arrimage des chargements reste perfectible. Il en est de même pour les détenteurs de sources radioactives assurant eux-mêmes le transport de leurs matériels. Cependant, la gestion sous assurance qualité de la documentation relative aux opérations de transport n’est pas toujours réalisée. 2 Éléments complémentaires 2I 1 Les autres faits marquants dans les régions de Bourgogne et de Franche-Comté Les anciens sites miniers d’uranium Après un contrôle de la quasi-totalité des sites miniers de Saône-et-Loire en 2009, l’ASN a participé en décembre 2010, en appui de la DREAL Bourgogne, à l’inspection inopinée de deux sites de stockage de résidus de traitement avec prélèvement d’échantillons d’eaux superficielles et de sédiments dans le milieu environnant. Leur analyse est en cours. L’examen des bilans de fonctionnement de l’ensemble des sites miniers a mis en évidence la nécessité de procéder à des investigations complémentaires sur le site de stockage d’Issy l’Évêque et de renforcer la surveillance environnementale d’autres sites. Concernant le site de Gueugnon, les travaux d’assainissement ont été réalisés en 2009 et 2010. Un contrôle radiologique final de ces zones a été réalisé qui a révélé que l’assainissement d’un nombre limité de zones était à reprendre. La population et les associations locales ont été régulièrement informées de l’avancée des travaux et associées à leur surveillance. Les sites pollués en Franche-Comté En matière de gestion des sites et sols pollués, l’ASN participe à l’information des citoyens et examine les niveaux de réhabilitation proposés afin d’assurer la radioprotection du public et des futurs usagers des sites après assainissement. La Franche-Comté est le berceau de l’horlogerie en France. Cette industrie a notamment utilisé, pour la fabrication d’aiguilles et de cadrans de montres, des revêtements à base de radioéléments présentant des propriétés photoluminescentes. Initiées en 2009, les opérations d’assainissement d’un ancien site horloger de Charquemont (Doubs) ont été partiellement réalisées sous la surveillance conjointe de l’ASN et de la DREAL de Franche-Comté. Les résultats radiométriques obtenus à l’issue de ces opérations ont conduit à ce qu’une partie des locaux puisse être réutilisée. D’autres opérations de réhabilitation concernant des bâtiments plus anciens restent encore à réaliser. 2I 2 Les actions d’information du public en 2010 Fin juin 2010, la division de Dijon a tenu une conférence de presse portant sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection dans les régions Bourgogne et Franche-Comté. Inspection de l’irridiateur de l’INRA à Bretenière – 2010

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