251 CHAPITRE LES UTILISATIONS MÉDICALES DES RAYONNEMENTS IONISANTS 9 quelques centièmes de seconde. Cette technique est de plus en plus souvent associée à un système de traitement numérique de l’image radiographique qui est renvoyée sur un moniteur. La radiographie panoramique dentaire Utilisée principalement par les praticiens spécialistes de l’art dentaire (orthodontistes, stomatologistes) et les radiologues, la radiographie panoramique dentaire donne sur une même image l’intégralité des deux maxillaires par rotation du tube radiogène autour de la tête du patient durant une dizaine de secondes. La tomographie volumique à faisceau conique Dans le domaine de la radiologie dentaire, le développement des appareils utilisant le mode de la tomographie volumique à faisceau conique (3D) se poursuit; les champs d’irradiation proposés par ces appareils sont de plus en plus larges. L’ASN a fixé les modalités pratiques permettant d’assurer la protection de l’opérateur à partir des conclusions de l’expertise de l’IRSN sur les risques d’exposition externe liés à l’utilisation de ces nouveaux appareils. 1I 2 Règles techniques d’aménagement des installations de radiologie et de scanographie Les installations de radiologie Classiquement, une installation radiologique comprend un générateur (bloc haute tension, tube radiogène et poste de commande) associé à un statif assurant le déplacement du tube et une table ou un fauteuil d’examen. La norme générale NFC15-160, éditée par l’Union technique de l’électricité (UTE), définit les conditions dans lesquelles les installations doivent être aménagées pour assurer la sécurité des personnes contre les risques résultant de l’action des rayonnements ionisants et des courants électriques. Elle est complétée par des règles spécifiques applicables au radiodiagnostic médical (NFC15-161). Sur la base de ces normes, les salles de radiologie doivent notamment avoir des parois présentant une opacité suffisante aux rayonnements pouvant nécessiter la pose de renforts de protection plombés. Compte tenu des évolutions de la réglementation relative à la radioprotection qui ont notamment conduit à un abaissement des limites d’exposition du public et des travailleurs, la révision de ces normes a été réalisée fin 2010 (voir encadré). Outre le respect des normes mentionnées ci-dessus, les installations doivent être équipées d’un générateur datant de moins de 25 ans (cas des dispositifs médicaux utilisés en médecine de soins) et portant le marquage CE obligatoire depuis juin 1998. Celui-ci atteste de la conformité de l’appareil aux exigences essentielles de santé et de sécurité mentionnées aux articles R. 5211-21 à 24 du code de la santé publique. Les installations de scanographie L’aménagement d’une installation de scanographie doit répondre aux exigences de la norme particulière NFC15-161 qui fixe des règles essentiellement liées à la dimension de la salle d’examen et à la sécurité radiologique à respecter. Ainsi, un scanographe ne peut être implanté que dans un local disposant d’une surface d’au moins 20 m2 avec aucune dimension linéaire inférieure à 4 mètres. L’opacité des parois (sol et plafond compris) du local doit répondre à une équivalence de 0,2 à 1,5 mm de plomb selon la destination des lieux contigus. En outre, les appareils de scanographie ne peuvent également être utilisés que dans la limite d’ancienneté de 25 ans. Le parc radiologique français comportait 905 installations de scanographie (chiffre 2009, Cour des Comptes). Ce chiffre serait d’environ 1150 si l’on intégrait les appareils destinés à la simulation en radiothérapie. La révision des normes NFC15-160, NFC15-161, NFC15-162, NFC15-163 Les normes de la série NFC15-160 relatives à l’installation pour la production et l’utilisation des rayons X ont été révisées. Ces normes comportaient des règles générales (NFC15-160) et des règles particulières pour les installations de radiodiagnostic médical et vétérinaire (NFC15-161), pour les installations de röntgenthérapie[1] (NFC15-162) et pour les installations de radiodiagnostic dentaire (NFC15-163). La nouvelle norme introduit une méthode de calcul, permettant de définir l’épaisseur des écrans de protection dans toutes les installations médicales où sont utilisés des appareils générateurs des rayons X et des accélérateurs de particules. COMPRENDRE 1. Les installations de röntgenthérapie mentionnées dans cette norme visent les installations de radiothérapie Inspection du service de médecine nucléaire du Centre cardiologique du Nord de Saint-Denis par l’ASN – Décembre 2010
RkJQdWJsaXNoZXIy NjQ0NzU=