Pour obtenir des informations sur la situation locale et son évolution, l’équipe de crise entrait en liaison journalière avec la cellule de crise de l’Ambassade de France au Japon, notamment avec le conseiller technique de l’Ambassadeur puis avec l’expert dépêché sur place par l’IRSN. Elle a analysé en permanence les communiqués japonais, les informations fournies par les organismes japonais (NISA1, METI2, MEXT3, JAIF4,…) ainsi que les informations diffusées par les médias japonais, notamment la télévision. Des conférences téléphoniques journalières avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), avec les Autorités de sûreté occidentales qui suivaient également les événements, notamment la NRC américaine, la CNSC canadienne et l’ONR de Grande-Bretagne, ont permis des échanges pour mieux comprendre les événements et apprécier les dispositions prises ou à prendre. Ces travaux ont conduit l’ASN à informer régulièrement et à conseiller les Autorités françaises, notamment le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN) et la Cellule interministérielle de crise (CIC). L’ASN a également informé au niveau national l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST), le Haut Comité pour la transparence et l’information sur la sécurité nucléaire (HCTISN). Elle a diffusé un communiqué de presse journalier et a organisé des conférences de presse quotidiennes. Au plan régional, ces informations ont été relayées par les divisions territoriales de l’ASN vers les préfets, les Commissions locales d’information (CLI) auprès des sites nucléaires et les médias locaux. Pour faciliter l’information du public, l’ASN a ouvert un site Internet spécifique. Elle l’a tenu à jour en permanence au fur et à mesure de l’apparition d’informations nouvelles. Ce site est toujours en ligne; sa mise à jour est régulière selon l’évolution de la situation (http://japon.asn.fr). Chacun peut s’y reporter pour avoir de plus amples informations sur le déroulement de l’accident et ses conséquences. L’ASN a également veillé à diffuser aux ressortissants français au Japon, aux voyageurs de retour du Japon et aux habitants de la Polynésie française, de l’information sur les niveaux de radioactivité et des conseils sur les précautions à prendre, les contrôles à effectuer. Par ailleurs l’ASN a demandé, par lettre du 22 mars 2011, aux exploitants nucléaires (EDF, CEA, AREVA, ANDRA) de 18 11 mars 2011, un séisme exceptionnel, de magnitude 9 sur l’échelle de Richter, s’est produit au large du Japon. Quarante minutes plus tard, un tsunami induit déferle sur la côte et détruit tout sur son passage. Les installations auxiliaires de la centrale nucléaire de Fukushima sont touchées, en particulier les installations de sauvegarde permettant le refroidissement des réacteurs. L’ASN grée son centre d’urgence pour suivre les événements 24h/24 afin d’informer les Autorités et la population françaises. FUKUSHIMA 1. Nuclear and Industrial Safety Agency 2. Ministry of Economy, Trade and Industry 3. Ministry of Education, Culture, Sports, Science and Technology 4. Japan Atomic Industrial Forum
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