197 CHAPITRE LES RELATIONS INTERNATIONALES 7 notamment de la seconde réunion, la présidence d’INRA a adressé un courrier à Y. Amano, directeur général de l’AIEA, dans lequel elle apportait son soutien au plan d’actions de l’AIEA, et en particulier aux dispositions visant à encourager la conduite de « stress tests » dans tous les pays nucléaires du monde, et le renforcement des dispositifs de revues par les pairs (IRRS et OSART). Lors de la réunion de Vienne, des échanges extrêmement fructueux et souhaités par l’ASN ont pu avoir lieu avec des représentants de la World Association of Nuclear Operators (WANO) sur la manière dont les exploitants entendaient de leur côté tirer les enseignements de Fukushima Daiichi. A l’initiative du président de l’ASN, une réflexion a également été lancée sur un possible élargissement d’INRA à de nouveaux membres. En 2012, la présidence d’INRA sera entre les mains de l’Autorité de sûreté canadienne. 2I 7 L’Association des Autorités de sûreté nucléaire des pays exploitant des centrales de conception française (FRAREG) L’association FRAREG (Framatome Regulators) a été créée en mai 2000 lors d’une réunion inaugurale qui s’est tenue à l’invitation de l’Autorité de sûreté nucléaire sud-africaine dans la ville du Cap. Elle regroupe les Autorités de sûreté nucléaire d’Afrique du Sud, de Belgique, de Chine, de Corée du Sud et de France. Elle s’est donné pour mandat de faciliter les échanges d’expérience d’exploitation tirée du contrôle des réacteurs conçus et/ou construits par le même fournisseur et de permettre aux Autorités de sûreté nucléaire de comparer les méthodes qu’elles appliquent pour gérer les problèmes génériques et évaluer le niveau de sûreté des réacteurs de type Framatome qu’elles contrôlent. La dernière réunion de cette association s’est tenue en Afrique du Sud en 2010. Du fait de la charge de travail ayant pesé sur les Autorités de sûreté après l’accident de Fukushima Daiichi, la réunion prévue en France en 2011 devrait avoir lieu, toujours en France, mais en 2012. 2I 8 Le Réseau ALARA européen (EAN) et le Réseau des Autorités en radioprotection (ERPAN) L’ASN a participé aux deux réunions semestrielles du groupe directeur du Réseau ALARA européen (EAN) qui se sont tenues le 24 mai et le 24 novembre à l’ASN. Ces réunions sont l’occasion, pour les différents pays membres de présenter des sujets d’actualité liés à la démarche ALARA. Cette année, lors de la réunion de mai, les échanges ont porté sur les actions prises au niveau national à la suite de l’accident de Fukushima Daiichi. Le 23 mai, l’ASN a accueilli la réunion annuelle du réseau européen des Autorités en charge du contrôle de la radioprotection (ERPAN), un sous-réseau d’EAN. Cette réunion permet à chaque Autorité de présenter des sujets d’actualité relatifs à la radioprotection dans les domaines industriel et médical. L’ASN a, à cette occasion, fait une présentation sur l’implication des physiciens médicaux dans les services d’imagerie médicale en France. L’ASN travaille avec de nombreux pays dans le cadre d’accords bilatéraux signés à divers niveaux : – accords gouvernementaux (Allemagne, Belgique, Luxembourg, Suisse); –arrangements administratifs entre l’ASN et ses homologues (une vingtaine). Les relations bilatérales développées entre l’ASN et ses homologues se sont révélées très utiles pour maintenir un échange d’informations durant la crise japonaise. Dès les premiers jours de l’accident survenu au Japon, l’ASN a participé à des audioconférences quotidiennes avec plusieurs Autorités étrangères (États-Unis, Canada, Royaume-Uni). Ces entretiens téléphoniques ont permis aux Autorités de s’informer mutuellement sur l’état de la situation à Fukushima et sur les recommandations faites, par chaque pays, à ses ressortissants respectifs présents au Japon. Une réflexion est en cours pour que ces échanges servent à une coopération plus large entre les Autorités sur le retour d’expérience de l’accident survenu au Japon. 3I 1 Les échanges de personnel entre l’ASN et ses homologues étrangères Une meilleure connaissance du fonctionnement réel des Autorités de sûreté nucléaire et de radioprotection étrangères permet de tirer des enseignements pertinents pour le fonctionnement de l’ASN et de compléter la formation des personnels. Un des moyens retenus pour atteindre ce but est le développement des échanges de personnels. Les Autorités de sûreté nucléaire et de radioprotection avec qui des échanges de personnels ont eu lieu sont jusqu’à présent celles d’Allemagne, de Belgique, de Chine, d’Espagne, des 3 LES RELATIONS BILATÉRALES
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