Rapport annuel de l'ASN 2011

processus long qui durera près d’une décennie pour bien analyser dans le détail le déroulement des faits et concevoir et mettre en place les parades pour qu’un tel accident ne se renouvelle pas et, en particulier, ne survienne pas sur les installations françaises. Toutefois, une première analyse montre une voie d’exploration évidente : les destructions généralisées opérées par la vague du tsunami ont montré qu’en circonstances exceptionnelles, il était possible de perdre tous les systèmes de secours et de sauvegarde prévus pour assurer la sûreté des installations. Cela a conduit l’ASN à envisager l’étude de ces scénarios catastrophes afin de prévoir les dispositions et dispositifs à mettre en œuvre pour faire face à de telles situations même si elles paraissent hautement improbables. Conscient de l’importance de la sûreté des installations nucléaires françaises et de l’émotion suscitée par cet accident nucléaire, le Premier ministre a demandé à l’ASN, par lettre du 23 mars 2011 en application de l’article 8 de la loi TSN du 13 juin 2006, de réaliser un audit de la sûreté des installations nucléaires au regard de l’accident de Fukushima. Par ailleurs, lors de sa réunion des 24 et 25 mars 2011, le Conseil des ministres européens a demandé aux Autorités de sûreté des pays de l’Union européenne la réalisation de « stress tests » (tests de résistance) consistant à vérifier la robustesse des centrales électronucléaires pour faire face à un certain nombre de conditions extrêmes auxquelles elles pourraient être soumises comme le séisme, l’inondation, la perte des alimentations électriques, la perte des sources de refroidissement, la combinaison d’événements, ainsi que les défaillances dans l’organisation des secours. Ces évaluations devaient considérer notamment les situations qui n’ont pas été prises en compte lors de la conception des installations, et préciser les possibilités de renforcement de la robustesse des installations face à ces situations extrêmes. Pour répondre à cette demande, chaque pays devait présenter un rapport d’étape pour la fin de l’été et un rapport final pour la fin de l’année 2011. Afin de répondre à ces objectifs complémentaires, l’ASN a élaboré un plan d’actions organisé autour de deux axes : – une évaluation complémentaire de sûreté des installations nucléaires françaises ; – une campagne d’inspections ciblées de ces installations. Par ailleurs, l’ASN a participé aux travaux engagés à la suite de l’accident de Fukushima sur : – la gestion de la crise nucléaire ; – l’harmonisation des normes à l’échelle internationale. Les évaluations complémentaires de sûreté L’ASN a participé activement au travaux de l’association des Autorités de sûreté de l’Europe de l’Ouest (WENRA – Western European Nuclear Regulators’ Association)1 pour l’élaboration du cahier des charges des « stress tests » à 20 12 au 15 mars 2011, le début de fusion du combustible génère de l’hydrogène qui s’accumule dans les bâtiments abritant les réacteurs. Des explosions soufflent les superstructures et font craindre des fissurations des enceintes de confinement des réacteurs. FUKUSHIMA

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