Certains écarts de radioprotection demeurent sur les chantiers de maintenance. Le site se montre cependant engagé sur plusieurs actions d’amélioration ambitieuses qui tendent à une meilleure maîtrise dans ce domaine. Enfin, dans le domaine environnemental, l’ASN considère que les actions de fond engagées en 2010 doivent être poursuivies pour continuer à faire progresser les performances de la centrale dans ce domaine. Site de Chinon L’ASN considère que les performances en matière de sûreté nucléaire et de radioprotection des réacteurs en exploitation de la centrale de Chinon sont encore en retrait par rapport à l’appréciation générale portée sur EDF. Les résultats du site en matière de sûreté restent marqués par de nombreux écarts liés à une insuffisance de préparation des interventions ou une application insuffisamment stricte des procédures d’exploitation. Néanmoins, la direction du site porte un plan d’actions volontariste visant à améliorer la rigueur d’exploitation. L’ASN, qui contrôle l’efficacité de ce plan, note quelques évolutions positives en fin d’année 2011 même si les marges de progression restent significatives. Par ailleurs, en matière de radioprotection, les performances du site de Chinon sont toujours en retrait. L’ASN a notamment constaté, lors de ses inspections, un important défaut de culture de radioprotection ainsi qu’un manque de présence terrain des agents chargés du contrôle de la radioprotection. L’ASN constate que les durées des arrêts demeurent mal maîtrisées et entraînent une surcharge de travail et un manque de vigilance pour les intervenants. Dans le contexte évolutif de l’Atelier des matériaux irradiés (AMI), avec la préparation du transfert des activités d’expertise dans une nouvelle installation en 2012 et des évolutions organisationnelles adaptées au devenir de l’installation, l’ASN considère que l’exploitant doit particulièrement renforcer le respect des exigences du référentiel, la rigueur d’exploitation, sa maîtrise des prestataires et son management de la radioprotection. L’ASN considère que le niveau de sûreté des installations nucléaires de l’ancienne centrale de Chinon est globalement satisfaisant. L’enjeu principal de suivi de ces installations réside dans le futur démantèlement des échangeurs Chinon A3. En effet, les futures émissions d’effluents devront rester conformes aux valeurs de limitation de rejet en cours de modification. Centrale nucléaire de Dampierre-en-Burly L’ASN considère que les performances du site de Dampierre-enBurly rejoignent globalement l’appréciation générale portée sur EDF. Les résultats de sûreté de l’année 2011 sont dans la continuité de 2010 et les efforts liés à la rigueur d’exploitation doivent être poursuivis. A la suite des insuffisances constatées en 2010 dans le domaine de la surveillance des prestataires de maintenance, la mise en œuvre, par le site, d’un plan d’actions devrait inverser la tendance. Dans le domaine de la sécurité et de la radioprotection, des écarts à la réglementation sont encore constatés lors des inspections de chantiers. Toutefois il faut retenir les bons résultats en dosimétrie collective du site et la diminution du nombre d’événements significatifs liés à la radioprotection. Concernant l’impact des installations sur l’environnement, la division d’Orléans considère que le site se distingue toujours de manière positive. L’amélioration continue des rejets chimiques et radioactifs s’est poursuivie en parallèle de la mise en œuvre des nouvelles autorisations de rejets et de prélèvements. Site de Saint-Laurent-des-Eaux L’ASN considère que les performances de la centrale nucléaire de Saint-Laurent-des-Eaux rejoignent globalement l’appréciation générale portée par l’ASN sur EDF. Concernant la sûreté, le suivi et la réalisation des actions correctives sont jugés satisfaisants par l’ASN. Des progrès ont également été réalisés dans certains domaines, en particulier celui relatif aux consignations des organes et à la prise en compte du retour d’expérience. Néanmoins, une dégradation de plusieurs points faibles déjà identifiés en 2010 a été constatée. En effet, de nombreux défauts de contrôles techniques ont été identifiés, impliquant notamment les responsables de l’exploitation, en particulier pendant les périodes de pics d’activités. De plus, des défaillances de coordination entre certains services, notamment pour la gestion des essais périodiques, sont apparues. L’adéquation des actions correctives initiées récemment par le site reste donc à évaluer dès 2012. L’organisation du site dans le domaine de la radioprotection est globalement satisfaisante. Notamment, sur certains sujets, le site fait preuve d’initiatives en se fixant des exigences plus contraignantes que celles du référentiel interne d’EDF. Néanmoins, le site doit rester vigilant concernant la prise en compte des enjeux de radioprotection par les intervenants. Au plan environnemental, l’optimisation des rejets reste un point positif du site. Cependant, à la suite du défaut d’anticipation de l’impact des nouvelles décisions rejets, le site doit veiller à la bonne mise en œuvre de son plan d’actions. L’ASN considère que le niveau de sûreté des installations nucléaires de l’ancienne centrale de Saint-Laurent-des-Eaux (INB 46 et 74) est globalement satisfaisant. L’enjeu principal de suivi de ces installations réside dans l’élimination de certains effluents liquides contaminés. La mise en place en 2010 de l’enceinte géotechnique autour des silos d’entreposage des chemises graphite irradiées a renforcé la sûreté de cette installation face au risque d’inondation par la Loire. • Les installations nucléaires de recherche ou en démantèlement, les usines et ateliers nucléaires Centre CEA de Saclay L’ASN estime que la sûreté des INB du centre CEA de Saclay est correctement maîtrisée en particulier pour les réacteurs expérimentaux et le laboratoire d’expertise des combustibles et matériaux irradiés. L’examen mené en 2011 par l’ASN a confirmé la bonne organisation de crise du centre et sa capacité à engager les moyens opérationnels nécessaires à une intervention en situation d’urgence. Cependant, l’ASN considère que des améliorations doivent être apportées concernant les exigences de formation des acteurs de la crise, les modalités de prise en compte du retour d’expérience associé aux exercices et la coordination entre les 248
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